Le réseau Ramatou, du nom d’un oiseau de bon augure, réputé pour sa persévérance à construire son nid, le moineau, est constitué d’associations de Sénégalaises et de Sénégalais et de personnes individuelles. Ramatou est né à l’initiative de Madame Ndèye Khady Guèye, actuel administrateur du Fonds de promotion économique (Fpe), spécialisé dans le financement des Pme-Pma au Sénégal. Partant de son expérience au sein du Fpe et, à la vérité, d’un vécu qui semble la prédestiner à aider son prochain (voir liens), Ndèye Khady Guèye décide en 2005 de mettre sur pied une organisation dont le but sera d’aider les personnes qui n’ont pas ou ou très peu accès aux modes de financement bancaires. Elle crée alors l’association Ramatou et fait appel à des personnes de bonne volonté et de toutes les conditions pour donner corps à sa vision. Le 25 avril 2005, le réseau Ramatou voit le jour à la Chambre de commerce et d’industrie du Sénégal en présence de la Première dame du Sénégal, Madame Viviane Wade qui accompagnera à pied la procession d’hommes et de femmes venus pour la circonstance jusque devant le parvis du Palais présidentiel situé à près de 500 mètres. Aujourd’hui, Ramatou s’étend sur toute l’étendue du territoire sénégalais et compte 2099 membres, soit 20 groupements d’intérêts économiques (Gie) de 100 membres chacun, et 99 individuels...
Bon sang ne saurait mentir, serait-on tenté de dire à propos de l’administrateur du Fpe ! Ndèye Khady, pour les intimes, la quarantaine bien sonnée, divorcée (il faut le préciser, du fait de la rumeur persistante sur son remariage avec le maire de Dakar, Pape Diop), est la fille de l’ancienne députée et vice-présidente de l’Assemblée Nationale, une des premières du pays, Léna Fall Diagne et de feu le docteur Samba Guèye. Comme le disait un ancien pensionnaire du Parlement, au Sénégal, « le député est une institution sociale ». Ndèye Khady a ainsi grandi dans cette atmosphère empreinte de solidarité, de partage et de don de soi : « nous recevions et continuons à recevoir entre 20 et 25 personnes par jour à la maison
Ayant obtenu son bac à 17 ans, ce qui était une prouesse en ce temps-là, ses parents, bien qu’ayant les moyens, n’avaient pas voulu que cette jeune créature aille poursuivre ses études à l’étranger. Avec son bac scientifique, avec mention s’il vous plaît, elle s’inscrivit donc au département de sciences économiques et juridiques de l’université de Dakar et obtint, à 21 ans, sa maîtrise en économie. Sa polyvalence (14 à l’écrit et 16 à l’oral en français au bac, 18 en anglais et 17 en sciences) la conduit à s’inscrire aussitôt après au département de lettres et de sciences humaines d’où elle sort avec une licence en lettres modernes, options anglais et espagnol. A la faculté des Lettres et Sciences Humaines, ses professeurs se souviennent encore de sa brillante explication de texte du poème « Ndessé » du Président Léopold Sédar Senghor où Ndèye Khady obtint la note de 17 sur 20 en 2ème année. Aujourd’hui, elle a accroché à son tableau de chasse des certificats post-universitaires d’universités américaines prestigieuses dont celle de Harvard.